Les rebelles des Forces Nouvelles s’en prennent aux étrangers

Posted on 5 janvier 2011

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Côte d’Ivoire – Les ressortissants libanais vivant dans le Nord de la Côte d’Ivoire tenus par les rebelles, partisans d’Alassane Ouattara, fuient depuis peu, en masse, ces zones, a constaté Directscoop sur place.

Ces libanais, représentant près de quatre-vingt mille personnes disent craindre des représailles de la part des partisans d’Alassane  Ouattara, suite à la présence de l’ambassadeur du Liban, Ali Ajami à la cérémonie d’investiture du Président Laurent Gbagbo.

Lundi, le vice-ministre Ghanéen de l’information a dénoncé « l’arrestation abusive », le 31 décembre de 5 de ses compatriotes  à Bouaké, fief des rebelles des Forces Nouvelles. Ces interpellations sont intervenus au lendemainsde l’annonce de la non participation du Ghana à l’éventuel intervention de l’Ecomog.

Le Président malien a révélé, lors d’une conférence de presse que les populations maliennes de la zone Centre-Nord-Ouest (CNO), sous contrôle des rebelles des Forces Nouvelles, s’étaient senties menacées suite  aux rumeurs de mouvements  bancaires ordonnés à la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest du Mali) vers la Côte d’Ivoire en vue du paiement des salaires des fonctionnaires ivoiriens.

Après sa réelection, le Président Laurent Gbagbo avait prêté serment devant le Conseil Constitutionnel réuni en « audience solennelle » et des diplomates, notamment celui du Liban.

La France et certains pays occidentaux avaient manœuvré en vue d’obliger les pays occidentaux et africains à ne pas reconnaître le président élu, Laurent Gbagbo. Mais de plus en plus, le ton change au sein des États. L’option d’isolement du Président Laurent Gbagbo se muant en perspective de dialogue.

Alassane Ouattara avait refusé d’accepter les résultats définitifs de l’élection présidentielle, proclamés par le conseil constitutionnel, plus haute juridiction en la matière.