Crise ivoirienne – L’Afrique se démarque de l’Occident

Posted on 6 janvier 2011

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KINSHASA – Le gouvernement congolais s’est opposé lundi, lors d’une conférence de presse, à une intervention armée en Côte d’Ivoire. « Qu’on arrête avec les ultimatums, les menaces, les bruits des bottes, etc. », s’est insurgé Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

Pour le ministre congolais, « l’Afrique n’a pas besoin que des gens viennent rouler des mécaniques ». « Il y a eu des coups scandaleux. On l’a vu à Madagascar. On a chassé un président en exercice, on n’a vu personne sanctionner ces gens-là », a-t-il décrié, préconisant qu’ « on laisse l’Afrique régler ses problèmes ».

Plusieurs pays africains s’opposent à l’option militaire préconisée par l’Occident, notamment la France, dans le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, le Cap-Vert, le Ghana, de même que la Russie, la Chine, le Brésil ont déjà manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans la crise que connaît le pays.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec  51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée de la CEDEAO qu’elle soutiendrait.

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