Attaque imminente des rebelles des Forces Nouvelles

Posted on 12 janvier 2011

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Les rebelles des Forces Nouvelles, soutenus par des éléments de l’ONUCI et de la force Licorne, envisagent de mener des raids sur les villes d’Abidjan, Yamoussoukro et San Pédro.

De sources militaires, ces attaques devraient intervenir dans la période du 19 au 22 janvier. Les « cellules dormantes » des FN dans les quartiers réputés « pro-ADO » (Abobo, Adjamé, Williamsville) sont chargés de mener une véritable guerilla urbaine aux FDS. Prétextant « des agressions de leurs partisans », les rebelles des FN lanceront des attaques simultanées sur ces trois grandes villes.

A San Pedro, l’objectif serait le port. L’occupation de Yamoussoukro devrait se faire avec la complicité de la force Licorne qui y est fortement déployée.  A Abidjan, plusieurs sites stratégiques et symboliques sont ciblés. La Télévision et la résidence du Chef de l’État à Cocody, la Radio et le palais présidentiel au Plateaux sont les priorités.

Les blocus des 2 ponts et du camp militaire d’Akouedo de la Riviera par les chars de l’ONUCI postés au Lycée Américain ont pour but d’empêcher tout renfort aux FDS. Des batteries d’armes lourdes seraient positionnées sur le toit de l’hôtel du Golf pour tenir le plan d’eau lagunaire.

Le SG de l’ONU, Ban Ki Moon, a réitéré mardi, dans un courrier au Président du Conseil de Sécurité, le Bosniaque Ivan Barbalic, sa demande de l’envoi de « 2000 forces supplémentaires et de 3 hélicoptères d’attaque » aux 9100 casques bleus déjà présents sur le terrain.

Une  patrouille de police a essuyé mardi des tirs lors d’un contrôle dans le quartier d’Abobo.  Mercredi matin, 5 policiers ont été tués dans une attaque à l’arme lourde dans la même zone.

Depuis septembre 2002, la rébellion des Forces Nouvelles qui soutient Alassane Dramane Ouattara, se livre à des violences extrêmes sur les populations, qui continuent encore aujourd’hui de fuir la zone du nord.L’opposant Alassane Dramane Ouattara tente pour sa part de se disculper, rejetant la responsabilité de ses actes sur  le président Laurent Gbagbo.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48%). Le chef de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire, en violation de son mandat, a lui aussi déclaré sur les médias français, Alassane Ouattara, élu.