Désaccord profond entre Ouattara et son chef de guerre

Posted on 12 janvier 2011

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ABIDJAN – Alassane Ouattara et Guillaume Soro, son chef de guerre serait en désaccord quant à la méthode pour faire partir le Président réélu Laurent Gbagbo.

C’est ce que révèle un document confidentiel de la société suisse Coverseas Worldwide Assistance SA, spécialisée dans l’information ciblée et stratégique et l’assistance aux personnes. Selon ce document dont la presse s’est fait l’écho, l’opposant Alassane Ouattara pencherait pour « les stratégies d’étranglement financier et d’isolement diplomatique ».

Quant au chef rebelle Soro Guillaume, il préconiserait la force. « Soro souhaite un renversement de Gbagbo par la force ou une partition du pays dans un premier temps afin de consolider sa base « nordique » et non un plan négocié », explique ledit document.

Monsieur Alassane Ouattara a refusé toute discussion avec le Président Laurent Gbagbo  le 4 décembre lors de la visite à Abidjan des médiateurs africains de la CEDEAO (Communauté economique des Etats de l’ Afrique de l’Ouest) et de l’UA (Union Africaine), préconisant la mise en place « d’un commando » qui aurait pour mission de l’enlever du palais.

Quelques jours auparavant, Soro Guillaume affirmait sur les médias occidentaux sa préférence pour une intervention armée de la CEDEAO que sa rébellion des Forces Nouvelles soutiendrait. Des émissaires des FN « en mission » depuis le 9 décembre dans la sous-région, essaient de convaincre les Chefs d’Etats sur cette option qui semble-t-il n’est plus à l’ordre du jour.

Le Conseil constitutionnel, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle, a proclamé Laurent Gbagbo élu (51%) contre son concurrent Alassane Ouattara (48%). Celui-ci refuse de reconnaître sa défaite.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) et certaines capitales occidentales conduites par Paris, tentent d’imposer Alassane Ouattara à la tête de l’Etat ivoirien, multipliant les menaces et autres sanctions contre les autorités ivoiriennes.

Le Président Laurent Gbagbo, qui a prêté serment, détient l’effectivité du pouvoir d’Etat ainsi que le soutien de la majeure partie de la population, de l’administration, de l’armée.