La Côte d’Ivoire « en attente d’attaque »

Posted on 13 janvier 2011

1


ABIDJAN – « La Côte d’Ivoire a été déclarée zone 3 c’est-à-dire que ce pays a été déclaré zone en attente d’attaque ».

Dans une interview rendue public mecredi, des Français vivant en Côte d’Ivoire font des révélations troublantes. Les jours prochains s’annoncent incertains pour le peuple ivoirien. « Depuis une semaine nos parents présents au sein des forces spéciales nous recommandent de quitter la Côte d’Ivoire pour le Ghana », indiquent ces Français.

Selon ces expatriés, cette attaque imminente viserait l’exfiltration du Président réélu Laurent Gbagbo vers les Etats-unis. Cette opération prévoit aussi l’assassinat de « 18 personnalités » dont 5 généraux de l’armée ivoirienne et Charles Blé Goudé, Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi.

Des éléments du Centre des Opérations Spéciales (COS) ont déjà été repérés à Abidjan. Des hommes de couleurs pour la plupart, maîtrisant les langues locales en vue d’une meilleure infiltration. Entre autres rôles, ils ont été chargés de poser des transpondeurs et compteurs à travers la ville, qui serviront de marquage à un bombardement « en papier » à la kosova.

La France joue un rôle de premier plan dans la crise que vit le pays depuis 2002. Prétextant d’un conflit ivoiro-ivoirien, Paris refusa d’intervenir aux côtés de l’armée ivoirienne agressée par la rébellion armée des Forces Nouvelles, proche de Ouattara.

La force Licorne, sous couleur d’opération d’évacuation des ressortissants français en Côte d’Ivoire, s’est finalement interposée entre les forces belligérantes pour empêcher toute reconquête du territoire par l’armée ivoirienne.

En 2004, avançant le décès d’une dizaine de ses hommes dans le bombardement des positions rebelles à Bouaké, la France ordonne la destruction des aéronefs de l’aviation militaire ivoirienne. Les éléments de la Licorne et du 43ème BIMA (43ème Bataillon d’Infanterie Marine Aéroporté) ont alors occupé les 2 ponts et n’ont pas manqué de tirer sur des civils aux mains nus, rassemblés devant l’Hôtel Ivoire à Cocody (Abidjan).

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec 51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée à la CEDEAO qu’elle soutiendrait.