Les FDS restaurent la sécurité à Abobo et à Anyama

Posted on 14 janvier 2011

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Abidjan- la situation de calme est revenue à Abobo et à Anyama, deux communes d’Abidjan placées sous couvre-feu depuis le mercredi où des éléments pro- Alassane Ouattara ont été à l’origine de violences meurtrières, a constaté Direct Scoop.

Ni coup de feu ni détonation n’ont été entendus dans les nuits de mercredi et jeudi, selon des habitants des quartiers d’Abobo et Anyama (nord) où un couvre-feu nocturne a été instauré par le Président de la République Laurent Gbagbo de mercredi à samedi matin, après des affrontements sanglants en début de semaine.

Jeudi matin la vie a repris son cours à Abobo, fief de l’opposant M. Ouattara, rival du président M. Gbagbo. Abobo avait été le théâtre de heurts les deux premières nuits de la semaine entre des rebelles armés par l’opposant Alassane Ouattara et des membres des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire.

Au moins 11 personnes ont été tuées, dont huit membres des forces de l’ordre, certains attaqués au lance-roquettes RPG 7 selon la police.

Le chef d’état-major des FDS a accusé mercredi soir le camp Ouattara d’être à l’origine des violences « assimilées à des actes de guerre » et  a averti que ses forces se tenaient désormais dans une position de « légitime défense ».

Le 16 décembre, une marche insurrectionnelle lancée par Alassane Ouattara, a causé plusieurs morts dont des policiers. Alassane Ouattara lance des mots d’ordre à la désobéissance civile et fiscale, en exposant les populations qui refusent de lui obéir aux représailles de ses activistes. Depuis septembre 2002, la rébellion des Forces Nouvelles qui soutient Alassane Dramane Ouattara, se livre à des violences extrêmes sur les populations, qui continuent encore aujourd’hui de fuir les zones sous leur contrôle.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48%). Le chef de l’ONUCI, Yung Ji Choi, en violation de son mandat, a lui déclaré sur les médias français, un autre élu, Alassane Ouattara replongeant ainsi le pays dans une grave crise.

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