5 soldats de la Licorne à nouveau devant la justice

Posted on 17 janvier 2011

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PARIS – La chambre d’instruction militaire de Paris doit se prononcer lundi sur les responsabilités de 5 militaires français impliqués dans l’assassinat de l’ivoirien Firmin Mahé intervenu en 2005 à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Les avocats des proches de la victime, ainsi que le colonel Burgaud, soupçonné d’avoir donné cet ordre, on fait appel de l’ordonnance du tribunal aux armées qui avait requis un non lieu pour le Général Poncet, ex-patron des troupes françaises déployées en Côte d’Ivoire.

Les militaires français impliqués dans l’exécution de l’ivoirien ont comparu en juillet 2010 devant le tribunal aux armées. L’adjudant-chef Guy Raugel, qui a étouffé Firmin Mahé avec un sac en plastique, a été jugé pour « homicide volontaire », le colonel Eric Burgaud et le brigadier-chef présent à l’arrière du VBL, pour « complicité d’homicide volontaire » et le conducteur de l’engin pour « omission d’empêcher un crime ».

Le 13 mai 2005, Firmin Mahé, présenté par les militaires français comme un « coupeur de route » est étouffé à l’aide d’un sac en plastique par des militaires français. Blessé par balles dans un accrochage avec cette unité de soldats français, il est d’abord transporté dans une infimerie puis transféré à Man où il trouvera la mort en chemin.

La force Licorne, sous couleur d’opération d’évacuation des ressortissants français en Côte d’Ivoire, s’est interposée en 2002 entre les rebelles des Forces Nouvelles et les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) pour empêcher toute reconquête du territoire par l’armée ivoirienne.

En 2004, avançant le décès d’une dizaine de ses hommes dans le bombardement des positions rebelles à Bouaké, la France ordonne la destruction des aéronefs de l’aviation militaire ivoirienne. Les éléments de la Licorne et du 43ème BIMA (43ème Bataillon d’Infanterie Marine Aéroporté) ont alors occupé les 2 ponts et n’ont pas manqué de tirer sur des civils aux mains nues, rassemblés devant l’Hôtel Ivoire à Cocody (Abidjan), tuant plusieurs.