Crise Ivoirienne : Le président Français Sarkozy s’invite au sommet de l’UA

Posted on 17 janvier 2011

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Paris-  le président français Nicolas Sarkozy serait le participant surprise au sommet de l’union africaine (UA)  consacré à  la crise ivoirienne qui se tiendra le 31 janvier prochain à Addis-Abeba a-t-on appris de sources diplomatiques.

Ce, dans son intention de voir le président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux  des élections du 28 novembre. Selon certaines sources, Nicolas Sarkozy voudrait user de sa présence à ce sommet pour accentuer la pression sur certains chefs d’état pour obtenir la constitution d’une armée appuyée par les forces françaises et l’Onuci pour déloger le président de la République Laurent Gbagbo de son fauteuil présidentiel.

Pour ce faire elle  a décidé d’annuler mardi dernier la dette du Malawi, une dette qui s’élevait à 10,8 millions d’euros. Cette aide intervient alors que l’Union africaine, dont le Malawi assure la présidence en exercice, tiendra avant la fin janvier un sommet sur la crise ivoirienne.

La force Licorne, sous couleur d’opération d’évacuation des ressortissants français en Côte d’Ivoire, s’est finalement interposée entre les forces belligérantes pour empêcher toute reconquête du territoire par l’armée ivoirienne.

En 2004, avançant le décès d’une dizaine de ses hommes dans le bombardement des positions rebelles à Bouaké, la France ordonne la destruction des aéronefs de l’aviation militaire ivoirienne. Les éléments de la Licorne et du 43ème BIMA (43ème Bataillon d’Infanterie Marine Aéroporté) ont alors occupé les 2 ponts et n’ont pas manqué de tirer sur des civils aux mains nus, rassemblés devant l’Hôtel Ivoire à Cocody (Abidjan).

La France joue un rôle de premier plan dans la crise que vit le pays depuis 2002. Prétextant d’un conflit ivoiro-ivoirien, Paris refusa d’intervenir aux côtés de l’armée ivoirienne agressée par la rébellion armée des Forces Nouvelles, proche de Ouattara.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec 51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant à la CEDEAO et  l’UA une intervention armée qu’elle soutiendrait.

 

 

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