Des jeunes Sénégalais interpellent le Président Abdoulaye Wade

Posted on 17 janvier 2011

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Sénégal – Des jeunes Sénégalais regroupés dans l’Alliance des Forces de Progrès( AFP) ont tenu une conférence de presse pour interpeller le président Abdoulaye Wade quant aux nombreuses pertes en vies humaines au sein de l’armée Sénégalaise, a indiqué à Directscoop un membre de ce regroupement.

Selon le Secrétaire National, Mbaye Dione, le président Wade doit avoir d’autres priorités qui sont

«  La résolution de la crise énergétique et de la  crise en Casamance  qui voit des citoyens sénégalais tomber sur le champ de bataille ». « Nous sommes inquiets. Nous sommes angoissés et nous avons peur », ajoute-t-il.

De l’avis de certains sénégalais, le président Abdoulaye Wade devrait  se concentrer sur la rébellion casamançaise au lieu de s’ingérer dans les problèmes internes des autres Etats, notamment la Côte d’Ivoire. « Nous ne comprenons pas pourquoi Wade ne cherche pas à régler le problème casamançais », s’interroge Dieng  Tierno,   économiste sénégalais.

Le président Sénégalais, un proche  d’Alassane Ouattara qu’il avait reçu entre les deux tours de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, est l’un des chefs d’Etats de la sous-région, qui préconise  la force pour  l’imposer  dans le pays.

Certains présidents africains, comme le Burkinabè Blaise Compaoré, considéré  par certains comme « le parrain de la rébellion  ivoirienne» et le Nigérian Goodluck jonathan  ont eux aussi, exprimé leur volonté de voir Laurent Gbagbo partir par la force.

Les pays tels que le Ghana, la Gambie, le Congo, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert  sont par contre, en faveur du dialogue, tandis que plusieurs autres  restent silencieux  face à l’envoi des casques blancs de l’Ecomog en Côte d’Ivoire.

La France tente par l’entremise de la cédéao, d’installer Alassane Ouattara. Cependant, les chefs d’Etats africains dans leur majorité, ont  tourné le dos à la solution militaire, préconisant la médiation.