Des militaires ivoiriens viennent de finir leur formation au Ghana

Posted on 18 janvier 2011

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Accra- En application d’une convention militaire entre le Président ivoirien Laurent Gbagbo et le Président Ghanéen Atta Mills, le Ghana a accepté de former des militaires Ivoiriens sur le territoire Ghanéen a-t-on appris des sources proche du ministère de l’intérieur ivoirien.

Selon la même source, ce sont des  éléments des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire qui viennent de terminer une formation à Kepsi à Accra pour résister aux stratégies militaires de l’Ecomog. Le retour de ces éléments est prévu cette semaine, probablement le mercredi 19 janvier.

Le gouvernement Ghanéen avait annoncé jeudi 30 décembre que le Ghana n’enverrait pas de troupes en Côte d`Ivoire dans le cadre d’une éventuelle intervention militaire des pays ouest-africains pour contraindre le président réélu ivoirien Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

A l’issue du sommet de la CEDEAO du 24 décembre, les chefs d’Etats de la sous-région avaient évoqué l’éventualité d’une intervention armée si le Président réélu Laurent Gbagbo refusait de partir.  Après la visite d’une délégation de Chefs d’Etats à Abidjan pour s’enquérir de la situation les 28 décembre et 4 janvier, l’option militaire n’est plus d’actualité.

Plusieurs pays africains ont déjà marqué leur opposition à  l’option militaire préconisée par l’Occident, notamment la France, dans le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, le Cap-Vert, le Ghana, la République Démocratique du Congo de même que la Russie, la Chine, le Brésil ont déjà manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans le règlement de cette crise.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec  51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée à la CEDEAO qu’elle est prête à soutenir. Sarkozy s’implique de plus en plus dans la crise ivoirienne, s’invitant au prochain sommet de l’Union Africaine, prévu fin janvier.