Côte d`Ivoire: Raïla Odinga décide d’abréger sa mission faute d`avancées

Posted on 19 janvier 2011

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ABIDJAN – L’émissaire de l’Union africaine (UA) dans la crise ivoirienne, Raila Odinga, a décidé de mettre un terme à sa visite à Abidjan faute de résultat probant après un refus catégorique de l’opposant Alassane Ouattara de saisir la main tendue du président Laurent Gbagbo a-t-on appris par le porte-parole du premier ministre kényan.

Le Premier ministre kényan quittera Abidjan mercredi matin « à 08H00 » (GMT et locales) après une mission de médiation de 48 heures qui n’a pas permis de débloquer la grave crise née de la présidentielle du 28 novembre, a indiqué à Direct Scoop son porte-parole Salim Lone.

Selon une source proche du dossier, Raïla Odinga a entrepris lundi et mardi des entretiens séparés avec le président  Laurent Gbagbo  et l’opposant  Alassane Ouattara. La négociation s’est interrompue parce qu’Alassane Ouattara a opposé un refus à toute négociation. Il reste accroché à une intervention militaire de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour « faire partir » le Président élu Laurent Gbagbo.

Cette nouvelle  médiation de M. Odinga en vue de trouver une solution pacifique à la crise que vit la Côte d’Ivoire actuellement est une suite à la première  infructueuse début janvier, où l’opposant Alassane Ouattara a refusé la main tendue du président élu Laurent Gbagbo bloquant ainsi la médiation.

Plusieurs pays africains s’opposent à  l’option militaire préconisée par l’Occident, notamment la France, dans le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, le Cap-Vert, le Ghana, de même que la Russie, la Chine, le Brésil ont déjà manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans la crise que connaît le pays.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec  51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée de la CEDEAO qu’elle est prête à soutenir.