Ouattara en appelle une fois de plus à « l’usage de la force »

Posted on 20 janvier 2011

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L’opposant ivoirien Alassane Dramane Ouattara a appelé une fois de plus, dans une interview au journal « La Croix » paru jeudi, à  « l’usage de la force » par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) en vue de l’imposer à la tête du pays.

« Des discussions n’auront aucun résultat positif sur la résolution pacifique de cette crise », a-t-il soutenu alors que le médiateur de l’UA entamait lundi de nouvelles discussions entre les deux camps.

S’assurant de la « détermination » du Président nigerian Goodluck Jonathan à user de cette voie, il s’est voulu menaçant à l’égard de l’armée ivoirienne et des populations. Ils s’en feront les frais », a-t-il lâché.

Le Premier Ministre kenyan a dû abréger mercredi son séjour à Abidjan. Il s’est heurté  à l’intransigeance du camp Ouattara de discuter sans condition préalable.

Cette nouvelle  médiation de M. Odinga en vue de trouver une solution pacifique à la crise que vit la Côte d’Ivoire est une suite à la première  infructueuse début janvier, où l’opposant Alassane Ouattara a refusé la main tendue du Président élu Laurent Gbagbo bloquant ainsi les négociations.

Plusieurs pays africains s’opposent à  l’option militaire préconisée par l’Occident, notamment la France, dans le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, le Cap-Vert, le Ghana, la RDC (République Démocratique du Congo), le Bénin de même que la Russie, la Chine, le Brésil ont déjà manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans la crise que connaît le pays.

La France, qui tente d’imposer Ouattara, un proche de Sarkozy, en lieu et place du Président réélu Laurent Gbagbo (51, 45%) encourage la CEDEAO dans cette voie. Nicolas Sarkozy a reçu mardi le Président Burkinabé, un des soutiens de la rébellion armée des Forces Nouvelles, pour « parler de la crise ivoirienne ».