Un arsenal de guerre de l’armée française découvert au portd’Abidjan

Posted on 21 janvier 2011

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ABIDJAN – Les autorités douanières du port autonome d’Abidjan ont à nouveau découvert un arsenal militaire appartenant la force Licorne « en lieu et place de produits alimentaires destinés à la consommation ».

Arrivés à bord du navire MN Eclipse battant pavillon français, début décembre, 56 containers appartenant à l’armée française ont été entreposés au port autonome d’Abidjan. Ce navire provenait de la Rochelle (France).

Ce sont des pièces détachées de deux hélicoptères, un canon 12.7, une arme de type AA52 qui ont été découverts après avoir passé l’un des 56 containers au scanner. Cet arsenal militaire a été mis sous scellé et à la disposition de la gendarmerie nationale.

Des munitions non déclarées par les forces françaises de l’opération Licorne ont déjà été saisies début décembre au Port Autonome d’Abidjan. Des éléments du COS (Centre des Opérations Spéciales), présents à Abidjan en prélude à une « attaque », ont été repérés début janvier dans la capitale ivoirienne.
La France joue un rôle de premier plan dans la crise que vit le pays depuis 2002. Prétextant d’un conflit ivoiro-ivoirien, Paris refusa d’intervenir aux côtés de l’armée ivoirienne agressée par la rébellion armée des Forces Nouvelles, proche de Ouattara.
La force Licorne, sous couleur d’opération d’évacuation des ressortissants français en Côte d’Ivoire, s’est finalement interposée entre les forces belligérantes pour empêcher toute reconquête du territoire par l’armée ivoirienne.
En 2004, avançant le décès d’une dizaine de ses hommes dans le bombardement des positions rebelles à Bouaké, la France ordonne la destruction des aéronefs de l’aviation militaire ivoirienne. Les éléments de la Licorne et du 43ème BIMA (43ème Bataillon d’Infanterie Marine Aéroporté) ont alors occupé les 2 ponts et n’ont pas manqué de tirer sur des civils non armées, faisant 64 morts et plusieurs blessés.
Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec 51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée à la CEDEAO qu’elle est prête à soutenir.