Médiation : Thabo Mbeki contre l’option de la communauté internationale

Posted on 25 janvier 2011

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JOHANNESBURG – L`ex président sud-africain Thabo Mbeki appelait dès décembre à ne pas réduire la crise ivoirienne à un « conflit entre anges et démons », se démarquant des appels au départ du président Laurent Gbagbo, selon un document publié lundi par le quotidien The Times.

« La crise actuelle ne vient pas d`un conflit entre des anges et des démons », écrivait Thabo Mbeki le 7 décembre dans une lettre transmise au président de la commission de l`UA, Jean Ping, au retour d`une mission de médiation en Côte d`Ivoire pour l`UA.

« Le seul moyen de résoudre la crise ivoirienne est de convaincre le président Gbagbo et son rival Alassane Ouattara de négocier », poursuivait l`ex-chef d`Etat, en mettant en garde contre le risque de « guerre très destructrice » en l`absence de dialogue.
Il prône également une « solution qui englobe toutes les parties », sans recommander ouvertement la mise en place d`un gouvernement d`union.

Malgré ce courrier, l`UA a suivi l`ONU, l`Union européenne ou encore Washington et pressé le président réélu Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à M. Ouattara candidat malheureux des dernières élections, estimant qu`une solution de partage du pouvoir n`était pas envisageable.

La Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao, 15 pays) menace même depuis le 24 décembre de le déloger par la force s`il ne se plie pas à ces injonctions.

Depuis la réélection du Président Gbagbo avec  51,45%, la Côte d’Ivoire est plongée dans une  crise politique qui l’oppose à M. Alassane Ouattara. La communauté internationale avec la France en première ligne tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy.Elles multiplient les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’UE. Le Président Laurent Gbagbo reste le détenteur exclusif du pouvoir, la majeure partie de la population, l’armée, l’administration et toutes les institutions du pays l’ayant reconnu.