Des Associations de défense des droits de l’homme traduisent la Cédéao en justice

Posted on 26 janvier 2011

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ABUJA – Des associations des droits de l’homme ont contesté devant la cour de justice de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) sa décision d`exiger le départ du président réélu Laurent Gbagbo de la présidence de Côte d`Ivoire, ont relevé des sources proches  de la Cour.

Ces associations, demandent à la Cour d`annuler les décisions prises le 7 décembre par le sommet de la Cédéao qui avait exigé le retrait du pouvoir du président  réélu de la Côte–d’ivoire au détriment de son adversaire Alassane Ouattara.

Lors d`un nouveau sommet le 24 décembre, la Cédéao, qui compte 15 pays, avait menacé  le président Gbagbo d`un recours à la force s`il refusait d`obtempérer.

Ces associations demandent que la Cour « déclare que la décision des chefs d`Etat de la Cédéao en date du 7 décembre 2010 est illégale du point de vue de la juridiction tant ivoirienne qu`internationale ».

Dans leur requête, elles soulignent que « les institutions de la Cédéao doivent respecter la liberté, l`indépendance et la souveraineté de la République de Côte d`Ivoire ».

Le juge Awa Nana Daboya, en l`absence lundi des parties au procès, a reporté l`examen du cas au 10 février.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec  51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée de la CEDEAO qu’elle soutiendrait.

Plusieurs pays africains s’opposent à  cette option militaire préconisée par l’Occident, notamment la France, dans le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, le Cap-Vert, le Ghana, la Guinée Equatoriale, l’Ouganda de même que la Russie, la Chine et le Brésil ont déjà ouvertement manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans la crise que connaît la Côte-d’Ivoire.

Les sociétés civiles africaines et les intellectuels se mobilisent de plus en plus dans les pays Africains pour dénoncer   » la tentative de recolonisation de l’Afrique par l’occident à travers la crise ivoirienne ».

 

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