Des intellectuels africains proposent un « nouveau processus électoral exceptionnel »

Posted on 28 janvier 2011

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PARIS – Un nouveau groupe d’intellectuels africains dont l’éminent Professeur Molefi Asante s’est prononcé mercredi en faveur d’une solution pacifique à la crise ivoirienne.

Dans un « manifeste » dont Directscoop a eu copie, ils proposent la tenue d’un « nouveau processus électoral exceptionnel » précédé du désarmement par l’ONU des rebelles des forces Nouvelles, « les Talibans ivoiriens ».

Pour ces « non-alignés, ni « non aliénés », la « certification » des résultats proclamés par le Président de la CEI (Commission Electorale Indépendante), en violation du code électoral ivoirien, ne saurait bénéficier du « dogme de l’infaillibilité, pas plus en Côte d’Ivoire qu’en Afghanistan.»

Ils dénoncent aussi la violation par la « Communauté Internationale » des principes « sacrés » du Droit International, notamment « le devoir de réserve et de non-ingérence » prôné par Sarkozy lors de sa conférence de presse mardi à l’occasion de l’ouverture de la présidence française des G8 et G20.

Plusieurs voix en Europe comme en Afrique se sont déjà élevés contre l’ingérence grave de certaines puissances dans la crise ivoirienne. Au Cameroun, ce sont plusieurs intellectuels qui ont lancé l’appel de Douala pour soutenir le Président réélu Laurent Gbagbo, rejetant ainsi le recours à la force.

Plusieurs intellectuels dont l’écrivaine franco-camerounaise Calixthe Beyala, le sociologue suisse Jean Ziegler, le sénégalais Pierre Sané, ancien Sécretaire Général de Amnesty International et Sous-Directeur de l’Unesco et le cinéaste mauritanien Med Hondo ont signé une pétition contre « toute intervention armée en côte d’Ivoire ».