Le camp Ouattara s’oppose à l’UA et s’en prend au Président Sud-Africain

Posted on 29 janvier 2011

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ABIDJAN – La rébellion des Forces Nouvelles, proche de Ouattara a rejeté, dans un communiqué rendu public samedi la proposition d’une solution négociée par « le dialogue » pour une sortie de crise en Côte d’Ivoire.

Les rebelles pro-Ouattara « condamnent  l’idée d’un panel de Chefs d’Etat pour ouvrir de nouvelles négociations en Côte d’Ivoire». Aussi invitent-ils le Président Sud-Africain, Jacob Zuma à ne pas « s’opposer » à l’intervention armée que préconise la Cédeao (communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) dans le règlement de la crise ivoirienne.

L’Afrique du sud s’est prononcé récemment pour une « évaluations des faits » dans la crise que vit le pays, refusant ainsi l’option armée de la Cédeao. Monsieur Soro Guillaume, en visite à Pretoria pour plaider « l’usage de la force », n’a pas été reçu par les autorités Sud-Africaines.

Le conseil de Paix et de Sécurité (CPS) a décidé vendredi de la mise en place d’un « panel » de 5 chefs d’Etat africains, représentant les 5 sous-régions d’Afrique. Ce groupe de travail présidé par le Président Mauritanien devra à l’issue d’une évaluation de la situation en Côte d’Ivoire, rendre  une « décision contraignante pour toutes les parties ivoiriennes », dans un délai d’1 mois.

Le 24 janvier, le Nigeria avait demandé une résolution de l’ONU l’autorisant à intervenir militairement pour imposer Alassane Ouattara à la tête du pays. Plusieurs pays africains se sont opposés à  l’option militaire préconisée par l’Occident, notamment la France, dans le règlement de la crise ivoirienne.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction du pays chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle, a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48%). Le chef de la mission de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire), a  déclaré en violation de son mandat, Alassane Ouattara, élu.