Alcide Djédjé prévient «Tout ce qui sera contraire à notre Constitution ne sera pas accepté»

Posted on 1 février 2011

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COTE D’IVOIRE – Le ministre des affaires étrangères de la Côte-d’Ivoire, Alcide Djédjé soutient que « toutes les dispositions qui seront contraires à la constitution ivoirienne seront rejetées ».

Dans une interview accordée à un quotidien ivoirien le lundi Alcide Djédjé  estime qu’aucune instance internationale n’est au-dessus d’aucune constitution au monde.

« Les conclusions du Panel doivent tenir compte des lois et de la Constitution de Côte d’Ivoire.  Il faut avoir à l’idée que celui qui veut, peut décider ce qu’il veut, nous avons une mission, c’est de préserver notre Nation, notre souveraineté et notre Constitution. Donc, tout ce qui sera contraire à notre Constitution ne sera pas accepté. C’est de là que part la discussion », prévient le ministre des affaires étrangères.

Concernant la composition du panel Alcide Djédjé précise qu’on y retrouve des pays qui ont plus ou moins fait connaître publiquement leur position. C’est le cas du Burkina Faso, dont le président soutient l’intervention militaire préconisée par la Cédéao en vue de déloger le président réélu Laurent Gbagbo, mais c’est aussi le cas de l’Afrique du Sud qui soutient l’idée d’un recomptage des voix.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA a proposé vendredi, un panel de cinq dirigeants africains composé du Burkina, du Tchad, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de la Mauritanie, devant « évaluer la situation et…proposer une solution politique d’ensemble ». La mission de ce groupe de travail, selon le Président de la Commission de l’UA, est d’installer « par le dialogue Ouattara ».

L’option militaire a  été écartée par de nombreux chefs d’Etat dans la résolution de la crise ivoirienne, laissant la place à la négociation.

La France soutient la Cédéao pour une option militaire dans le but d’installer au pouvoir Alassane Ouattara.

Un bras de fer oppose le Président ivoirien réélu, Laurent Gbagbo (51, 45%), aux dirigeants français qui tentent, par tous moyens y compris la force, d’imposer l’opposant Alassane Ouattara, un proche de Sarkozy, à la tête de la Côte d’Ivoire en dépit de sa défaite (48,55%)  dûment proclamée par le Conseil constitutionnel, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle.