la Côte d’Ivoire pourrait quitter l’UEMOA

Posted on 4 février 2011

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ABIDJAN – Le Premier ministre Pascal Affi N’guessan a indiqué mercredi que le président Laurent Gbagbo  pourrait retirer la Côte d’Ivoire de l’UEMOA (union économique et monétaire ouest africaine),  l’institution financière dont la Côte d’Ivoire est la pièce maitresse.

« Tous les autres pays membres de l’UEOMA ont une balance déficitaire vis-à-vis de la Côte d’Ivoire. Nous sommes le poumon de l’économie de l’Union. Sans la Côte d’Ivoire, l’Union n’a plus d’importance », a déclaré  Pascal  Affi N’guessan  lors d’une réunion à Abidjan.

Pour lui, L’institution monétaire depuis le début de la crise en Côte d’ Ivoire, organise sur instruction de la France la mobilisation en faveur de l’opposant Alassane Ouattara candidat malheureux des élections. Elle n’a pas hésité à retirer la gestion des comptes ivoiriens à la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) au président Gbagbo.

La France qui maîtrise la monnaie ivoirienne [le Franc CFA, ndlr], instrumentalise les organes de cette Union, pour essayer d’affaiblir le président Laurent Gbagbo qu’elle considère hostile à sa politique.

A la sortie d’un conseil extraordinaire des ministres de l’Uémoa, la Bcéao avait réduit ses activités concernant la Côte d’Ivoire. Le gouverneur par intérim, Jean-Baptiste Compaoré avait même demandé à toutes les agences ivoiriennes de fermer.

Le dernier sommet des chefs d’États de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) , sous influence française, a d’une part, transféré à l’opposant Alassane Ouattara, le pouvoir d’agir sur les comptes du pays et, d’autre part, forcé à la démission, le Gouverneur de la banque, Philippe Henri Dacoury-Tabley, désigné par Laurent Gbagbo, le Président en exercice de la Côte d’Ivoire. Le gouvernement  ivoirien a immédiatement rejeté cette série de décisions qu’il a jugé « précipitée et inappropriée ».

Un bras de fer oppose le Président ivoirien réélu, Laurent Gbagbo (51, 45%), aux dirigeants français qui tentent, par tous moyens y compris la force, d’imposer l’opposant Alassane Ouattara, un proche de Sarkozy, à la tête de la Côte d’Ivoire en dépit de sa défaite (48,55%)  dûment proclamée par le Conseil constitutionnel, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle.

 

 

 

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