Blaise Compaoré membre du panel malgré les protestations?

Posted on 7 février 2011

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Cotonou-Il n’est pas question que Blaise Compaoré, président burkinabè, sorte du panel, a-t-on pu retenir de l’intervention de Jean Ping, hier soir, sur les antennes de la télévision béninoise.

Le président de la commission de l’Union Africaine (UA), à l’occasion d’une visite au Bénin « à l’approche des élections » devant avoir lieu dans ce pays, a déclaré que « soit tous les chefs d’états choisis dans le panel venaient, soit aucun d’entre eux ne venait ».

Une manifestation a réuni samedi, des milliers d’ivoiriens dénonçant la présence du Président Blaise Compaoré au sein du panel chargé d’évaluer le processus électoral en Côte d’Ivoire.

Tuteur de la rébellion des Forces Nouvelles à laquelle son pays a servi de base arrière, blaise Compaoré a été désigné en 2004 Facilitateur dans ledit conflit. Il constitue avec le Président sénégalais, proche de Ouattara, les fervents partisans de l’option militaire en Côte d’Ivoire.

Le Président Burkinabé Blaise Compaoré, avait plaidé lundi 25 janvier pour une intervention armée contre son homologue ivoirien Laurent Gbagbo. Dans son intervention il révélait que la Côte-d’Ivoire n’était pas à l’abri de violences politiques.

Le CPS (Conseil de Paix et de Sécurité) de l’UA a préconisé la mise en place d’un panel de Chefs d’Etat, chargé de proposer une « solution contraignante pour toutes les parties». La mission de ce groupe de travail, selon le Président de la Commission de l’UA, est d’installer « par le dialogue » Ouattara. Le gouvernement ivoirien a, par la voix de son Ministre des affaires étrangères, Alcide Djédjé, averti qu’il refusera toute compromission contraire à la « Constitution » du pays.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48, 55%). Le chef de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire, Young Jin Choï, en violation de son mandat, a lui, déclaré sur les médias français, Alassane Ouattara, élu, replongeant ainsi le pays dans une grave crise.