Les pro-Ouattara reconnaissent l’échec des journées « pays mort » mais s’accrochent à l’option militaire

Posted on 7 février 2011

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PARIS -Touré Mamadou, Président de la CPC (Coalition pour le Changement), un mouvement pro-ADO, a reconnu samedi lors d’une conférence publique prononcé à Paris les limites « au niveau local des actions citoyenne ».

«Ces actions ont atteint leurs limites » dans l’objectif de faire partir le Président réélu Laurent Gbagbo. Aussi, a-t-il préconisé le recours à la force car dira-t-il « toute révolution ou toute action civile a forcément besoin de soutien militaire pour être plus décisive. »

Accompagné de Maître Affoussy Bamba, porte-parole de la rébellion des Forces Nouvelles, il a demandé à l’opposant Alassane Ouattara « un décret pour intégrer d’office » les éléments de la rébellion « pour l’armée nouvelle ».

L’option militaire est privilégiée par le camp Ouattara dans le règlement de la crise ivoirienne. Plusieurs partisans de Ouattara tentent de convaincre en vain l’opinion internationale sur cette voie qui semble définitivement écartée. Plusieurs voix en Afrique et dans le monde se sont élevées contre une intervention militaire de la Cedeao en Côte d’Ivoire, obligeant l’Union Africaine à se prononcer en faveur d’une « solution négociée ».

Le CPS (Conseil de Paix et de Sécurité) de l’UA a préconisé la mise en place d’un panel de Chefs d’Etat, chargé de  proposer une « solution contraignante pour toutes les parties». La mission de ce groupe de travail, selon le Président de la Commission de l’UA, est d’installer   « par le dialogue » Ouattara. Le gouvernement ivoirien a, par la voix de son Ministre des affaires étrangères, Alcide Djédjé, averti qu’il refusera toute compromission contraire à la « Constitution »  du pays.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48, 55%). Le chef de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire, Young Jin Choï, en violation de son mandat, a lui, déclaré sur les médias français, Alassane Ouattara, élu, replongeant ainsi le pays dans une grave crise.