Gabon : une autre manifestation en faveur d’Obam dispersée

Posted on 8 février 2011

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LIBREVILLE- Des milliers de jeunes gabonais revendiquant la victoire d’André Mba Obame à travers une marche pacifique ont été violemment  dispersé le mardi par les forces de l’ordre gabonais dans les quartiers d’Atongba Abé, Rio et gare routière a-t-on appris d’une source gabonaise.

Sortis massivement dès 13 heures pour disent- ils revendiquer leurs droits en tant que Gabonais, les manifestants ont été dispersé par les gaz lacrymogène. ‘’Libreville est dans un état de siège qui ne dit son nom’’, souligne cette source.

La société civile gabonaise, avait demandé vendredi 04 février, dans une déclaration, la mise en place d’une commission vérité-réconciliation, pour résoudre la crise qui secoue le pays depuis peu.

L’opposant André Mbame Obame a prêté serment lundi 24 janvier, en tant que président du Gabon suite aux révélations de Michel de Bonnecorse, ex-conseiller Afrique de l’ancien Président français Jacques Chirac.

Dans un documentaire intitulé « Françafrique » publié sur la chaîne française France 2, il raconte comment les résultats des élections présidentielles ont été manipulés avec l’aide de l’Elysée, en faveur d’Ali Bongo. Depuis, il a formé son gouvernement et réclame la reconnaissance de la communauté internationale et l’ONU.

La diffusion de ce documentaire a remis au jour les manœuvres de la France pour imposer au pouvoir dans ses anciennes colonies, les candidats commis à sa cause. Ali Bongo s’est installé au pouvoir à la suite de violentes contestations post-électorales de la part de l’opposition qui l’accusait d’avoir triché.

Le 02 février, le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valéro a appelé les acteurs de la vie politique gabonaise à « respecter la Constitution » en acceptant « les résultats du scrutin présidentiel » qui ont été « validés par la Cour constitutionnelle du Gabon ».

Cette position de la France au Gabon est jugée injuste par certains observateurs, par rapport à la Côte d’Ivoire où elle s’active pour déloger du pouvoir, le président Laurent Gbagbo dont l’élection a été proclamée par le Conseil Constitutionnel du pays.