Discorde entre la Cédéao et le président Zuma

Posted on 10 février 2011

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ABUJA- Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ambassadeur James Victor Gbeho, a accusé le mardi l’Afrique du Sud de de soutenir le président  ivoirien Laurent Gbagbo par le déploiement d’une frégate dans les eaux territoriales ivoiriennes, procurant ainsi une couverture au président Gbagbo, a-t-on appris d’une source proche de l’affaire.

« Je suis surpris que l’Afrique du Sud puisse envoyer un  navire de guerre  en Côte d’Ivoire à un moment pareil », a-t-il déclaré au siège de la CEDEAO, à Abuja, au Nigeria, au cours d’une cérémonie où la Mission d’observation de l’UE a présenté son rapport.

Le porte-parole de département de défense sud-africain Siphiwe Dlamini a dit que le navire ne fournit pas de soutien militaire à Gbagbo.  « Le vaisseau, qui a été dans les eaux internationales de l’Afrique Ouest depuis environ deux semaines pour l’entraînement de routine », a-t-il déclaré.

Monsieur James Victor Gbeho a indiqué que ce soutien unilatéral Sud- Africain accordé au Président  Gbagbo avait encouragé ce dernier à continuer à défier la France et certains pays  européens en refusant de céder le pouvoir à M. Ouattara.

Le président Sud-Africain avait préconisé un recomptage des  voix comme solution de sortie de crise. Une solution que  Ouattara Alassane, la France et l’Onu ont récusé unanimement.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA avait proposé vendredi, un panel de cinq dirigeants africains composé du Burkina, du Tchad, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de la Mauritanie, devant « évaluer la situation et…proposer une solution politique d’ensemble ».

L’option militaire a  été écartée par de nombreux chefs d’Etat dans la résolution de la crise ivoirienne, laissant la place à la négociation.

La France soutient la Cédéao pour une option militaire dans le but d’installer au pouvoir Alassane Ouattara.

Un bras de fer oppose le Président ivoirien réélu, Laurent Gbagbo (51, 45%), aux dirigeants français qui tentent, par tous moyens y compris la force, d’imposer l’opposant Alassane Ouattara, un proche de Sarkozy, à la tête de la Côte d’Ivoire en dépit de sa défaite (48,55%)  dûment proclamée par le Conseil constitutionnel, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48%). Le chef de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire, en violation de son mandat, a lui, déclaré sur les médias français, Alassane Ouattara, élu.