Discorde Afrique du Sud- Cédéao : Zuma explique la présence du bateau de guerre en Côte d’Ivoire

Posted on 18 février 2011

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PRETORIA – L`Afrique du Sud a  indiqué le jeudi à la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) que le navire de guerre stationné dans la région est dans l`éventualité d`une évacuation de ses ressortissants, a déclaré la ministre des Affaires étrangères.

La Cédéao, qui a menacé d`user de la force contre le président ivoirien Laurent Gbagbo, avait accusé la semaine dernière l’Afrique du Sud de soutenir ce dernier par le déploiement d’une frégate dans les eaux territoriales ivoiriennes, procurant ainsi une couverture au président Gbagbo.

La ministre Maite Nkoana-Mashabane a déclaré à la presse que le navire de guerre SAS Drakensberg était stationné en Afrique de l`Ouest pour se réapprovisionner en carburant en cas d`une évacuation de ses citoyens hors de Côte d`Ivoire.

‘’L`Afrique du Sud a estimé qu`il serait bon qu`il reste quelques jours de plus dans l`éventualité d`une évacuation des Sud-Africains là-bas. Il y a eu un malentendu sur le fait que le navire était présent pour d`autres raisons’’, a-t-elle ajouté.

Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ambassadeur James Victor Gbeho, a indiqué que ce soutient  Sud- Africain accordé au Président  Gbagbo avait encouragé ce dernier à continuer à défier la France et certains pays  européens en refusant de céder le pouvoir à M. Ouattara.

Le président Sud-Africain avait préconisé un recomptage des  voix comme solution de sortie de crise. Une solution que Ouattara Alassane, la Cédéao, la France et l’Onu ont récusé unanimement.

La France approuve la décision de la Cédéao préconisant une option militaire dans le but d’installer au pouvoir Alassane Ouattara.

Un bras de fer oppose le Président ivoirien réélu, Laurent Gbagbo (51, 45%), aux dirigeants français qui tentent, par tous moyens y compris la force, d’imposer l’opposant Alassane Ouattara, un proche de Sarkozy, à la tête de la Côte d’Ivoire en dépit de sa défaite (48,55%)  dûment proclamée par le Conseil constitutionnel, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle.