Côte d’Ivoire : Vers le désaveu de la certification des élections

Posted on 22 février 2011

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ABUJA- Les quatre chefs d`Etat délégués par l`Union africaine (UA) pour dénouer la crise post-électorale proposeraient un partage du pouvoir ou bien un gouvernement d`intérim jusqu`à de nouvelles élections, a-t-on appris d’une source proche du dossier.
« Le panel tente de trouver une solution de compromis, qu`il s`agisse d`un partage de pouvoir (…) ou d’un gouvernement d`interim jusqu`à de nouvelles élections », a déclaré mardi le ministre sud-africain adjoint aux Affaires étrangères, Ibrahim Ibrahim.
Maite N’koana- Mashabane, ministre des affaires étrangères de l’Afrique du Sud avait déclaré le jeudi 17 février « non concluants » les résultats donnés par la CEI ayant pourtant servis de base à la certification controversée du Coréen Choï Yung-Jin représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu.
L’UA qui avait à son tour endossé les résultats avant toute investigation a, lors de son dernier sommet décidé la mise sur pied d’un panel d’évaluation de la situation en raison des positions discordantes en son sein sur la réalité des faits en Côte d’Ivoire.
La proposition du partage du pouvoir prend à contre-pied la position de l’occident avec en première ligne la France. Ceux-ci soutiennent l’opposant Alassane Ouattara et proposent une option militaire en vue de déloger le président Laurent Gbagbo.
Ouattara se fonde sur des résultats diffusés à son QG de campagne via les médias internationaux par Bakayoko Youssouf, un de ses proches par ailleurs Président de la CEI (Commission Electorale Indépendante).
Le Conseil Constitutionnel a proclamé Laurent Gbagbo élu avec 51,45% des suffrages. Le juge se fondant sur des cas de fraudes massives avérées et d’exactions commises sur les populations, notamment sur les partisans du Président Gbagbo, dans plusieurs zones du nord, a annulé certains votes.