Le « terrorisme urbain », nouvelle stratégie du camp Ouattara

Posted on 23 février 2011

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ABIDJAN –  Alassane Ouattara semble avoir choisi définitivement l’option armée pour accéder au pouvoir en  Côte d’Ivoire.

Selon une information provenant de la rébellion pro-Ouattara, « tous les jeunes hommes et femmes en âge et en état de combattre » sont invités à s’organiser en des « cellules autonomes de 3 à 5 personnes » en vue de mener des attaques ciblées contre les Forces de Défense et de sécurité.

« Ce travail de noyautage coordonné par le Capitaine Nêguê doit se faire sur toutes les villes », stipule la consigne. « Les mots d’ordre suivront », poursuit ce message destiné aux militants du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, coalition de partis politiques ayant soutenu la candidature d’Alassane Ouattara).

Selon une source militaire, cette méthode s’apparente aux méthodes « terroristes ». « Une structuration et un fonctionnement en réseau de cellules plus ou moins autonomes aux ordres d’une hiérarchie quelque peu pyramidale », résume notre source. « C’est du terrorisme urbain », estime un habitant d’Abobo, quartier d’Abidjan où sévissent depuis plusieurs semaines ces « cellules ».

Ces informations parviennent au moment où la médiation de l’Union Africaine termine sa mission à Abidjan après un séjour tumultueux de 3 jours du fait des réticences du camp Ouattara à rencontrer le Panel des 4 chefs d’Etats africains.

Soro Guillaume, chef de la rébellion pro-Ouattara  avait confié dimanche ne pas « croire »en la mission du Panel, révélant que son camp était « armé et déterminé » à faire la guerre pour chasser le Président réélu Laurent Gbagbo.

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.