Côte d’Ivoire : Les FDS en « état d’alerte » sur la ligne de front

Posted on 27 février 2011

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ABIDJAN-  Les unités des Forces de défense et de sécurité (Fds) positionnées sur la ligne de front, dessinée depuis le début de la crise militaro-politique de 2002 sont « en état d’alerte », a annoncé un haut responsable militaire.

Les localités de Zouan-Hounien et Bin-Hounien, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, sont depuis jeudi le théâtre de violents combats qui se poursuivent entre des éléments des Fds  et des miliciens rebelles pro-Ouattara. Des sources concordantes ont annoncé de violents combats  dans la nuit du samedi à l’entrée de la ville de Toulepleu, à l’Ouest, opposant Fds et rebelles pro-Ouattara.

Selon une source proche du théâtre des opérations, « un char de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire) a pris part à l’attaque  de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané».

Selon une autre source proche de la base de l’ONUCI à Odienné, le 3è Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l’ONUCI a quitté cette base jeudi pour se rapprocher de la ligne de front.  A Abidjan, d’autres rebelles qui tentaient de prendre le contrôle du camp militaire d’Abobo (commune populaire) ont été repoussés jeudi. Le ratissage de la zone se poursuit.

Dans une interview diffusée mercredi sur les ondes de la chaîne de télé pirate TCI, le Capitaine Alla, porte-parole du chef rebelle pro-Ouattara, Soro Guillaume avait révélé que son camp réservait « une situation de guerre » aux FDS à qui il promettait « la mort ».

Soro Guillaume avait, quant à lui, confié dimanche ne pas « croire »en la mission du Panel de l’Union Africaine, révélant que son camp était « armé et déterminé » à faire la guerre pour chasser le Président réélu Laurent Gbagbo.

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.