Côte d’Ivoire/Plateau : Des soldats « suspects » de l’ONUCI refoulés

Posted on 1 mars 2011

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ABIDJAN – Le Plateau, centre des affaires de la capitale a connu mardi des heurts entre soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire et populations civiles,  qui ont dénoncé leurs « manœuvres » jugées « suspectes ».

Des véhicules de l’Onuci stationnés devant l’hôtel Tiama du plateau, ont été interceptés par des centaines d’hommes et de femmes, qui leur ont demandé de quitter les lieux.

Interrogés, les casques bleus ont dit avoir rendez-vous dans ce lieu avec Charles Blé Goudé, ministre de la jeunesse et de l’emploi. Une information démentie par les proches collaborateurs du ministre. Cette explication n’a pas convaincu les populations.

« Nous avons déclaré plateau zone rouge aux soldats de l’Onu. Nous dénonçons leurs manœuvres suspectes. D’ailleurs, vous voyez vous-mêmes, ils prétendent avoir rendez-vous avec Blé alors que c’est faux. Quelle est alors la vraie raison de leur stationnement devant l’hôtel Tiama? », s’interroge Nadaud Clément, président de la Sorbonne-Solidarité, un espace de libre expression.

Ces derniers jours, la tension s’est accentuée entre les soldats de l’Onuci et la population, qui les accuse de convoyer des armes en Côte d’Ivoire pour la rébellion, via le Burkina-Faso.

Les heurts se multiplient entre la population et les soldats de l’Onuci, qui sont devenus indésirables en côte d’Ivoire pour avoir tiré à plusieurs reprises à balles réelles sur des populations civiles. Le président Laurent Gbagbo a demandé depuis décembre 2010, le départ de l’Onuci, pour leur activisme aux côtés de la rébellion.

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï, a créé la confusion et replongé le pays dans une grave crise en déclarant Alassane Ouattara élu dans les médias occidentaux, alors que le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction pour donner les résultats définitifs, avait proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république.