Côte d’Ivoire/Abobo : Les populations « prises en otage » par les rebelles pro-Ouattara

Posted on 2 mars 2011

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GENEVE –  La porte-parole du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), Melissa Fleming, a appelé mardi, lors d’une conférence de presse  à Genève, à une préservation des populations civiles dans les combats qui opposent depuis plusieurs semaines les Forces de Défense et de Sécurité aux «terroristes» pro-Ouattara à Abobo, une commune populaire d’Abidjan.

« Les civils ne doivent pas être pris pour cible. Les parties concernées doivent faire tout leur possible pour éviter de faire courir des risques plus grands encore à la population », a indiqué la porte-parole du HCR.

Le site de l’organisation a révélé mercredi que les rebelles pro-Ouattara empêchent les populations civiles de sortir, les obligeant parfois à «donner de l’argent ou des effets personnels avant d’être autorisées à partir».

Selon d’autres sources, plusieurs habitants des quartiers N’Dotré et PK18 (zone des combats) sont prises « en otage par les terroristes qui s’en servent comme bouclier humain dans les combats qui les opposent aux forces régulières».

Depuis le déclenchement de la rébellion pro-Ouattara en septembre 2002, « c’est la toute première fois que la ville d’Abidjan, connaît le phénomène des déplacés internes », note un observateur.

La rébellion pro-Ouattra a occasionné entre 2002 et 2007, plus de 1 million 700 mille déplacés internes selon les chiffres officiels du gouvernement et des agences du système des Nations Unies.

Ce chiffre pourrait être revu à la hausse, estiment des spécialistes, en raison des violences enregistrées ces derniers mois à Duékoué, Bangolo, Lakota, Divo et Vavoua mais surtout, à cause de la reprise de la guerre sur les fronts ouest (Zouan-Hounien, Bin-Houyé, Toulepleu), Centre (Tiébissou, Yamoussoukro) et Sud (Abidjan).

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.