Crise Ivoirienne : Paris espère un revirement de Zuma

Posted on 2 mars 2011

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PARIS – Le Président sud-africain Jacob Zuma est arrivé mardi soir à Paris pour une visite d’Etat de 2 jours (mercredi et jeudi) sur invitation du Président français Nicolas Sarkozy.

De source officielle sud-africaine, il s’agit « de renforcer le commerce et les investissements avec la France ». Toutefois, tous les observateurs s’accordent sur le fait que la crise ivoirienne sera au menu de la rencontre entre le Président français Nicolas Sarkozy et son homologue sud-africain.

L’Afrique du Sud, remettant en cause « la certification » du représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU Young Chi-Joï, souhaite une solution négociée pour une résolution pacifique du conflit ivoirien alors que Paris tente par tous les moyens, y compris « la force » d’imposer en dépit de sa défaite aux présidentielles de novembre de 2010 Alassane Ouattara, un « ami » de Nicolas Sarkozy.

« Nous ne désespérons pas de le faire changer », dit-on à Paris quant à la position du chef de l’Etat sud-africain même si l’Elysée essaie de minimiser l’influence de la nation arc-en-ciel dans la crise ivoirienne. « Il n’est pas question d’exagérer l’influence sud-africaine mais ce serait un coup dur pour Gbagbo si Pretoria prenait clairement position contre lui », explique un conseiller de Sarkozy.

Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs de la présidentielle, a proclamé élu le Président Laurent Gbagbo avec 51,45%. Young-Jin Choï avait certifié avant la décision du Conseil Constitutionnel des chiffres diffusés par Youssouf Bakayoko, président de la CEI alors qu’ils n’avaient pas fait l’objet de consensus au sein de ladite commission. La France se fondant sur ces chiffres contestés, multiplie les ultimatums, menaces et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne (UE), préconisant « une asphyxie financière» de l’économie du pays.