Crise ivoirienne : Le panel annoncé à Abidjan vendredi après-midi

Posted on 4 mars 2011

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NOUAKCHOTT – Le panel des chefs d’Etat de l’union Africaine est annoncé vendredi après-midi à Abidjan après une réunion à Nouakchott a-t-on appris d’une source diplomatique mauritanienne.

A l`exception du président tanzanien Jakaya Kikwete, les autres membres du panel présidé par le chef de l`Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se sont retrouvés à Nouakchott vendredi matin.

Blaise Compaoré qui s’était absenté officiellement pour des raisons de sécurité au cours de la première visite du panel à Abidjan lundi 20 février n’effectuera pas une fois de plus la visite en côte d’ivoire vendredi après-midi selon une source proche de la présidence Burkinabé.

« Il est exclu que le président Compaoré parte à Abidjan, même si les autres chefs d`Etat décident d`aller donner les conclusions de leur concertation », indique cette source sans fournir d’autres d`explications.

La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) s’était opposée mardi 22 février à la visite en Côte d’Ivoire du panel des quatre chefs d’Etat Africains à Abidjan, prétextant  l’absence du président Burkinabé. L’opposant  Alassane Ouattara avançant ce même argument  avait refusé lundi 21 février de recevoir le Panel avant de faire volte-face le lendemain.

A cette occasion le panel a rencontré le Président réélu Laurent Gbagbo et son opposant Alassane Ouattara qui conteste sa défaite constatée par le Conseil constitutionnel, plus haute juridiction ivoirienne chargée de donner les résultats définitifs.

Le groupe de haut niveau avait été constitué fin janvier en vue de réévaluer le scrutin électoral de novembre 2010 et de proposer des solutions négociées à la crise ivoirienne. Les propositions de ce « Groupe » devraient être connues au plus tard fin février mais ce délai a été prorogé à fin mars.

Les Chefs d’Etat avaient également rencontré le Conseil constitutionnel et le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, Choi Young-Jin, qui avait « certifié » des chiffres contestés au sein même de la commission électorale et donnant Alassane Ouattara vainqueur.

Le Conseil Constitutionnel a proclamé Laurent Gbagbo élu avec 51,45% des suffrages. Le juge se fondant sur des cas de fraudes massives avérées et d’exactions commises sur les populations, notamment sur les partisans du Président Gbagbo, dans plusieurs zones du nord, a annulé certains votes.