Crise Ivoirienne : Un journal proche de Ouattara révèle la présence de rebelles à Yopougon (Abidjan)

Posted on 4 mars 2011

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PARIS – L’hebdomadaire africain jugé proche d’Alassane Ouattara, Jeune Afrique, révèle dans un article publié mardi sur son site la présence de combattants rebelles pro-Ouattara dans plusieurs commune d’Abidjan, notamment à Yopougon où plusieurs d’entre eux ont déjà été arrêté.

Selon l’auteur de l’article, il existe « un réseau de déserteurs des FN (rébellion pro-Ouattara) à Anyama, Yopougon et Abobo, qui cohabitent avec des jeunes de ces quartiers et des militaires favorables à Ouattara ».

Ces révélations viennent corroborer les informations de plus en plus persistantes faisant état de la présence de rebelles prêts à attaquer dans des quartiers précaires de Yopougon. Le week-end des 26 et 27 février, la tension était palpable dans la commune de Yopougon où la population dénonçait la présence de combattants rebelles convoyés en ces lieux par les forces onusiennes.

Les rebelles pro-Ouattara ont été repoussés à Yahosséhi (un quartier précaire) dans leur tentative de prise de contrôle du commissariat de police du XVIème arrondissement. Les forces de défense et de sécurité (FDS) ont découvert lors des opérations de ratissage plusieurs caches d’armes dans la mosquée du quartier.

Des combats violents opposent depuis des semaines les FDS aux rebelles à Abobo où ils ont tenté de prendre le contrôle d’un camp de commandos de la gendarmerie. Cette rébellion qui utilise des « méthodes terroristes », tente de gagner, sans succès, les autres communes d’Abidjan. Plusieurs responsables du camp Ouattara, le chef rebelle Soro Guillaume en tête, ont réitéré à maintes reprises, leur volonté de reprendre la guerre, révélant qu’ils étaient «lourdement armés».

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement.