Côte d’Ivoire : Les journaux ivoiriens absents des kiosques

Posted on 11 mars 2011

4


ABIDJAN – Les kiosques à journaux de la capitale ivoirienne sont restés fermés vendredi matin, aucun journal n’ayant été livré.

La société Edipresse, chargée de la distribution des quotidiens ivoiriens dans tout le pays s’est opposée à la parution d’une partie des publications tant qu’elle serait empêchée de distribuer certaines, avance un responsable de l’entreprise.

Selon certaines  sources, des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS) s’opposeraient à la parution des journaux proches de l’opposant Alassane Ouattara en raison de « leurs écrits séditieux et appelant à la violence ».

La presse ivoirienne, dans son ensemble est de plus en plus l’objet de menaces et d’attaques de tout genre. La rédaction de Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental, a été l’objet dimanche d’une attaque à l’obus de la part de « terroristes proches de Ouattara », selon plusieurs sources concordantes.

Un agent de la refondation, entreprise de presse proche du FPI (Front Populaire Ivoirien), parti de Laurent Gbagbo a été retrouvé assassiné à l’arme blanche par des manifestants du RHDP (coalition politico-armé soutenant Ouattara).

Un journaliste de Nord-Sud, quotidien proche du chef rebelle Soro Guillaume, est porté disparu. Certains de ses proches accusent les partisans de Laurent Gbagbo. Plusieurs journaux de l’opposition, estimant faire l’objet de répression, avaient décidé de suspendre – avant de revenir sur leurs positions quelques jours plus tard – leur parution.

Le Conseil National de la Presse, déplorant la multiplication des atteintes à la liberté de la presse sur l’ensemble du territoire  – les publications jugées proches du Président Laurent Gbagbo sont interdites de parution dans les zones du nord sous contrôle de la rébellion pro-Ouattara – a appelé les journalistes au « respect de l’éthique et de la déontologie en ces moments de crise ».