Côte d’Ivoire: Acculé, Choï menace

Posted on 12 mars 2011

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ABIDJAN – Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Young Jin Choï, a menacé vendredi, lors d’une conférence de presse à Abidjan, le gouvernement ivoirien de condamnation par « le juge » suite aux nombreux incidents qui surviennent chaque jour entre la mission onusienne et les populations.

Accusant le gouvernement ivoirien « d’inventer des histoires » contre sa mission, le sud-coréen s’est voulu menaçant. « Nous aurons toutes les preuves pour que le juge puisse vous inculper, en revanche vous n’aurez rien à avancer pour votre défense », a-t-il avancé, estimant que « le moment du jugement » approchait « à grands pas ».

Cette sortie a été l’occasion pour le patron de l’ONUCI de clamer « l’impartialité » de de sa mission, remise en cause par ses prises de positions en faveur de l’opposant Alassane Ouattara.

L’ONUCI et les forces françaises de la Licorne sont accusées de collusion avec les rebelles pro-Ouattara dans les conflits qui opposent ceux-ci depuis quelques semaines aux forces de défense et de sécurité (FDS).

Les ministres de la défense et de l’intérieur ont révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations. « L’ONUCI précède à chaque fois les attaques de nos positions », ont-ils soutenus lors d’une conférence de presse le 5 mars.

Lors de l’attaque du centre émetteur le 27 février dans la commune d’Abobo (Abidjan), un hélicoptère estampillé UN a été aperçu survolant la zone durant les combats.  Une source proche du théâtre des opérations a révélé qu’ « un char de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire) » avait pris part le 25 février « à l’attaque  de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané».

Quelques jours auparavant, l’on apprenait que le 3è Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l’ONUCI, basé à Odienné, quittait cette base pour se rapprocher de la ligne de front.  A Abidjan, plusieurs témoignages concordants indiquent la présence de « soldats blancs » dans les zones de combats, notamment à Abobo où l’ONUCI a renforcé sa présence alors que la commune s’est quasiment vidée de ses habitants.

Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises ont révélé la collusion entre les casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle organisée par le RHDP, coalition politico-armée, proche d’Alassane Ouattara.

Les heurts se sont multipliés depuis entre l’ONUCI et les populations qui les récusent. Le Chef de l’Etat ivoirien a réclamé depuis décembre 2010 le départ de l’ONUCI et de Licorne, qui tentent d’imposer par diverses manœuvres Alassane Ouattara, candidat malheureux au scrutin de novembre.

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » précipitée alors que le Conseil Constitutionnel ivoirien n’avait pas encore donné de résultats définitifs, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre.

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel, tente en complicité l’ONUCI, la force  française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement  de Côte d’Ivoire.