Côte d’Ivoire : « Le Président Laurent Gbagbo s’adressera bientôt à la nation » (officiel)

Posted on 12 mars 2011

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ABIDJAN – Le Président Laurent Gbagbo a appelé samedi, la population au calme, la rassurant quant à « l’issue certaine » de la crise ivoirienne.

« Le Président Laurent Gbagbo s’adressera bientôt à la nation », a ajouté le porte-parole du gouvernement ivoirien, Ahoua don Melo, dans un communiqué lu à la télévision nationale.

L’Union Africaine (UA) a réitéré vendredi sa volonté de reconnaître Alassane Ouattara, Président de la République malgré sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, juge de l’élection en Côte d’Ivoire.

Pascal Affi N’Guessan, chef de la délégation représentant le Président Gbagbo à Addis-Abeba, a qualifié cette décision de « contradictoire », estimant que l’UA avait « échoué » et que « ces propositions étaient inacceptables ».

Pour lui, en même temps qu’elle rejette les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel, l’UA semble lui reconnaître sa suprématie en demandant qu’il investisse Alassane Ouattara.

Les Présidents Jacob Zuma et Abdel Aziz Ould Taya ont proposé le respect de la Constitution par le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir et la tenue d’une nouvelle élection dans un délai d’ an après le désarmement effectif de la rébellion armée.

Cette solution était opposée à celle proposée par les 3 autres (Burkina-Faso, Tchad, Tanzanie) et qui préconise la mise en place d’un gouvernement d’union nationale sous la présidence de Ouattara.

L’ UA avait créé un Panel de cinq chefs d’Etat afin de trouver une solution pacifique à la crise. Le gouvernement ivoirien, ainsi que plusieurs organisations de la société civile ont déjà exprimé leur volonté de voir la Constitution respectée dans le règlement de la crise.

L’UA avait pris une position précipitée, reconnaissant la victoire de Ouattara, sur la base d’une « certification » controversée du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU, Young Jin Choï.

Devant la crise née du refus d’Alassane Ouattara d’accepter sa défaite dûment constatée par le Conseil Constitutionnel, le président Laurent Gbagbo avait demandé la mise sur pied d’une commission multipartite de réévaluation de la situation.