Côte d’Ivoire/Soutien à la rébellion : Gbagbo menace Good Luck

Posted on 18 mars 2011

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ABIDJAN – Le Président Laurent Gbagbo a interpellé jeudi le Président Good Luck du Nigeria « pour l’assistance militaire qu’il apporte aux rebelles ».

Selon le gouvernement ivoirien, « 500 mercenaires » nigerians ont été convoyés en cours de semaine « sur Bouaké pour appuyer » la rébellion armée en Côte d’Ivoire.

Le Président Laurent Gbagbo a tenu à informer « tous les chefs d’Etat de la sous-région qui se prêtent à ce jeu qu’il n’hésitera pas à user de son droit légitime de défense au cas où des atrocités seraient commises contre les ivoiriens ».

Plusieurs journaux ivoiriens ont révélé la présence de soldats étrangers (Nigériens, Sénégalais, Burkinabés, Maliens) au sein des combattants de la rébellion armée qui seraient encadré par des officiers français de la Licorne. L’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) qui soutient Alassane Ouattara est selon la presse la couverture sous laquelle ceux-ci opèrent.

« La CEDEAO dont certains Etats membres (Nigeria, Sénégal, Burkina Faso) avaient brandi l’option militaire, semble avoir trouvé une forme camouflée pour intervenir officieusement », explique un observateur.

Plusieurs pays africains se sont opposés à l’option militaire préconisée par l’Occident et notamment la France, pour le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, le Cap-Vert, le Ghana, la République Démocratique du Congo, le Bénin de même que la Russie, la Chine, le Brésil ont déjà manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans la crise que connaît la Côte d’Ivoire.

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec 51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée de la CEDEAO qu’elle se dit prête à soutenir.