Crise ivoirienne : Blé Goudé appelle les jeunes à s’enrôler dans l’armée

Posted on 20 mars 2011

4


Le ministre Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse patriotique de Côte d’Ivoire a appelé, au cours d’un meeting samedi à Abidjan, la jeunesse ivoirienne à « se faire enrôler dans l`armée afin de libérer la Côte d`Ivoire » confrontée à une grave crise née de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de novembre 2010 par l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à ce scrutin.

Les jeunes ont été invités par Charles Blé Goudé à se rendre « dès lundi à 07H00 (locales et GMT) » à l`état-major des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire pour se faire enrôler dans l`armée afin de « libérer la Côte d`Ivoire de ces bandits ».

Le leader de la jeunesse ivoirienne a également accusé l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) de soutenir ouvertement les rebelles pro-Ouattara.

Le gouvernement avait dénoncé, jeudi, « le terrorisme, forme dégénérée de la rébellion » pro-Ouattara après les attaques meurtrières et autres attentats perpétrés par celle-ci dans la capitale en prenant pour cibles, des personnalités et symboles de l’Etat autant que de simples passants. Les commissariats de police, les camps militaires, la résidence du chef d’état-major des armées, le ministère de la défense ont  notamment été l’objet d’attaque à l’arme lourde par la rébellion pro-Ouattara. Elle s’est également illustrée par des attentats contre les domiciles privés, des attaques de villages, des assassinats rituels en égorgeant les victimes ainsi que l’incinération de prisoniers.

Depuis le 26 février, en violation du cessez-le-feu signé en 2004, les rebelles pro-Ouattara ont repris la guerre en attaquant, les villes de Zouan Hounien, Bin-Houyé, Toulepleu, Bloléquin, Duékoué, à l’ouest ; celles de Tiébissou, Yamoussoukro et Daoukro, au Centre ; et plusieurs quartiers d’Abidjan, au sud.

Le chef rebelle Soro Guillaume en tête, avaient  annoncé la reprise de la guerre, révélant que son camp était «lourdement armé».

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara, depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.

Alassane Ouattara bénéficie du soutien de plusieurs organisations internationales, de certains états occidentaux, mais n’est reconnu par aucune institution ivoirienne. Il vit reclus depuis des mois à l’hôtel d’où il lance des appels à la désobéissance civile et à des journées villes mortes qui se sont toutes soldées par un échec.

Laurent Gbagbo, reconnu et soutenu par l’ensemble des institutions civiles et militaires du pays ainsi que la majeure partie de la population ivoirienne, détient l’effectivité du pouvoir en Côte d’Ivoire.