La France pour un soutien plus « efficace » à la rébellion pro-Ouattara

Posted on 20 mars 2011

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PARIS – Le Ministre Français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré samedi que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) « devait jouer son rôle plus efficacement »

Faisant référence probablement à la contre-offensive de l’armée ivoirienne en passe de démanteler la rébellion à Abobo, il a rappelé que le mandat de l’Onuci « permet d’utiliser la force ».

Après avoir conquis quelques localités de l’ouest et s’être installés à Abobo, les rebelles pro-Ouattara ont connu ces dernières semaines de sérieux revers sur tous les fronts et dans les différents quartiers d’Abidjan dont Abobo où ils s’étaient installés.

Depuis le 26 février, en violation du cessez-le-feu signé en 2004, les rebelles pro-Ouattara ont repris la guerre en ouvrant plusieurs fronts dans la zone contrôlée par les forces loyalistes à l’ouest (Zouan Hounien, Bin-Houyé, Toulepleu, Doké, Bloléquin et Duékoué), au centre (Daoukro, Tiébissou, Yamoussoukro) et au Sud (Abidjan).

Ces attaques rebelles décriées par le gouvernement ivoirien n’ont fait l’objet d’aucune condamnation de la part de l’Onu ni de la communauté internationale.

Le chef rebelle Soro Guillaume avait lui-même annoncé la reprise de la guerre, révélant que son camp – qui devait être désarmé par l’Onuci avant la tenue des élections – était toujours «lourdement armé».

L’ONUCI et les forces françaises de la Licorne sont accusées par le gouvernement et les populations ivoiriennes de collusion avec les rebelles pro-Ouattara dans les conflits qui opposent ceux-ci à l’armée nationale restée fidèle aux lois et institutions ivoiriennes.

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre en remettant en cause la décision du Conseil constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, ainsi que la prestation de serment du Président démocratiquement élu.

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel, tente en complicité l’ONUCI, la force  française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement  de Côte d’Ivoire.

Laurent Gbagbo, Président de la République démocratiquement élu, reconnu et soutenu par l’ensemble des institutions civiles et militaires du pays ainsi que la majeure partie de la population ivoirienne, détient l’effectivité du pouvoir en Côte d’Ivoire.