Côte d’Ivoire : « Des armes de fabrication française » pour la rébellion pro-Ouattara

Posted on 22 mars 2011

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ABIDJAN  – MAHO Gofléhi Denis,  chef des groupes d’auto-défense de la région de l’ouest, a révélé dans une interview parue mardi dans le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, la provenance d’une partie de l’arsenal militaire des rebelles favorables à l’opposant Alassane Ouattara.

« On découvre dans les mains de nos ennemis des armes de fabrication française », a –t-il dévoilé. Maho Gloféhi, qui affirme « être sur le terrain », indique aussi la présence de combattants « Burkinabés, Nigérians, Maliens » au sein de la rébellion. « Nous sommes attaqués par l’Ecomog (Force de la CEDEAO) déguisée », conclut-il.

Le Président Laurent Gbagbo avait menacé, le 17 mars, le Nigeria pour son « assistance militaire » aux rebelles de Ouattara, « 500 mercenaires » nigerians ayant été convoyés « sur Bouaké pour (les) appuyer ».

Plusieurs journaux ivoiriens avaient déjà révélé la présence de soldats étrangers (Nigériens, Sénégalais, Burkinabés, Maliens) au sein des combattants de la rébellion armée qui seraient encadrés par des officiers français de la Licorne. L’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) qui soutient Alassane Ouattara est, selon ces mêmes sources, la couverture sous laquelle ceux-ci opèrent.

La France tente depuis 3 mois, d’imposer sans succès l’opposant Alassane Ouattara, malgré sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel. Après l’échec des ultimatums et autres formes de sanctions (embargo, gel des avoirs des entreprises et des personnalités), Paris a décidé de soutenir militairement la rébellion et a appelé l’ONUCI à « user de la force ».