Burkina Faso : Des militaires tirent des coups de feu et libèrent de prison un des leurs

Posted on 28 mars 2011

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OUAGADOUGOU – Des militaires ont libéré lundi dans la ville de Fada N’Gourma un des leurs inculpé pour viol sur une mineure, a-t-on appris d’une source judiciaire.

Les soldats, mécontents de la  détention en prison d’un des leurs, ont tiré en l’air avec des kalachnikovs dans cette ville située à deux cent vingt kilomètres à l’est de la capitale. Selon un témoin joint par téléphone, les habitants de Fada N’Gourma sont restés chez eux toute la journée.

« Il était détenu à la maison d’arrêt et l’instruction était en cours « , a présicé à DirectScoop,  Antelm Tarpaga, président du tribunal qui avait quitté la ville pour des raisons de sécurité, car il avait été informé d’une marche des militaires sur le palais de justice.

C’est la deuxième contestation de ce type en moins d’une semaine au Burkina Faso. Des coups de feu avaient été entendus dans la nuit, mardi 22 mars, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, où des soldats étaient en mouvement de contestation. Cette première manifestation faisait suite à une altercation au cours de laquelle, cinq militaires condamnés, avaient été jugés coupables de brutalités sur des populations civiles au mois de février 2011.

Pour manifester leur mécontentement, des militaires s’étaient appropriés un dépôt d’armes au Camp Sangoulé Lamizana à Gounghin qui abrite également les locaux de la Justice militaire ou le procès a eu lieu et où certains de leurs camarades étaient détenus.

Les magistrats et auxiliaires de justice ont entamé depuis vendredi une grève illimitée pour protester contre ces actions des militaires.