Burkina Faso : Blaise Compaoré prêt à discuter avec les mutins

Posted on 30 mars 2011

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OUAGADOUGOU – Le président burkinabè Blaise Compaoré a reconnu, mercredi que son pays traversait une crise, lors d’un « discours à la nation » à la télévision Burkinabè et a souhaité discuter avec les mutins.

« Ces derniers jours, des éléments des Forces armées nationales, refusant de se soumettre à des décisions de justice, se sont emparés d’armes de guerre et de munitions pour terroriser les populations et se livrer à des actes de pillage », a déclaré le Président Burkinabè affirmant que « le Gouvernement a entrepris des actions et mesures d’apaisement et mis en place un dispositif de soutien et de dédommagement financier des victimes ».

Le Chef de l’Etat Burkinabè a réaffirmé « les excuses » du commandement militaire « aux populations ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du monde de la justice ».

Des heurts avaient éclatés mercredi dans la capitale et diverses sources concordantes avaient annoncé le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, pour mort. Plusieurs témoins sur place ont indiqué dans la soirée l’avoir rencontré «légèrement blessé mais en bonne santé ».

«Le discours du président (Blaise Compaoré, ndlr) intervient dans un souci d’apaisement » a indiqué une source proche de la présidence burkinabèe précisant que Blaise Compaoré a invité les mutins à la table de discussion. « Les décisions consensuelles issues de ces concertations seront immédiatement appliquées », a souligné le président Burkinabè dans son discours.

Des coups de feu avaient été entendus dans la nuit, mardi 22 mars, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, où des soldats étaient en mouvement de contestation. Cette première manifestation faisait suite à une altercation au cours de laquelle, cinq militaires condamnés, avaient été jugés coupables de brutalités sur des populations civiles au mois de février 2011.

Pour manifester leur mécontentement, des militaires s’étaient appropriés un dépôt d’armes au Camp Sangoulé Lamizana à Gounghin qui abrite également les locaux de la Justice militaire ou le procès a eu lieu et où certains de leurs camarades étaient détenus.

Les magistrats et auxiliaires de justice ont entamé depuis vendredi 25 mars une grève illimitée pour protester contre ces actions des militaires.

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