Burkina Faso: Les mutins exigent la démission du Président Compaoré « avant 18 heures »

Posted on 30 mars 2011

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OUAGADOUGOU – Un ultimatum donné par des militaires mercredi a sommé le Président Blaise Compaoré de démissionner avant 18 heures, a-t-on appris d’une source militaire.

Mercredi matin, des tirs ont été entendus autour de la caserne Lamizana à Ouagadougou.

Selon notre source, un groupe de soldats en colère ont envahi les rues de Ouagadougou refusant tout dialogue avec la hiérarchie militaire  qui a essayé de les calmer à l’intérieur de la caserne.

« Les soldats ne voulaient rien entendre,  ils étaient déchaînés devant la tentative de médiation de leurs supérieurs, ils sont sortis tôt le matin des casernes. C’était vers une heure du matin », a déclaré au téléphone  à DirectScoop un habitant .

Le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, aurait été tué mardi par des militaires à Ouagadougou.  « Les militaires ont tabassé le maire avant de le brûler , il était déjà agonisant », attestent plusieurs sources. L’information n’a toutefois pas été confirmée de source officielle. Le domicile du Chef d’Etat major de  l’armée, aurait été saccagé par des militaires en colère.

A Gaoua, le chef-lieu de la région du sud-ouest du pays, situé vers le Ghana. Les soldats du 22ème Régiment d’Infanterie Commando de la ville sont sortis dès mardi soir du camp, ils ont également effectué des tirs en ville.

Des militaires en colère avaient tiré mardi une roquette sur le palais de justice de la ville de Fada N’Gourma, dans l’est du Burkina Faso, après avoir libéré lundi un soldat emprisonné pour viol.

La tension était restée vive à Fada N’Gourma mardi 29 mars. Les boutiques, les banques, les stations service étaient fermées et des tirs se sont fait entendre.

Selon plusieurs sources concordantes, des pick-ups du régiment de la sécurité présidentielle avaient quitté Ouagadougou lundi soir en direction de Fada N’Gourma où ils ont pris position autour de la ville.

Pour manifester leur mécontentement, des militaires s’étaient appropriés un dépôt d’armes au Camp Sangoulé Lamizana à Gounghin qui abrite également les locaux de la Justice militaire ou le procès a eu lieu et où certains de leurs camarades étaient détenus.