L’Onu « exhorte » le président Gbagbo à céder son fauteuil à l’opposant Alassane Ouattara

Posted on 30 mars 2011

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NEW YORK  – Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution mercredi qui « impose des sanctions » au président ivoirien Laurent Gbagbo et à son entourage.

La résolution 1975 « impose des sanctions ciblées » contre cinq individus, y compris Laurent Gbagbo et son épouse Simone : un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Elle « exhorte » le président ivoirien « à se retirer immédiatement » au profit de son rival, l’opposant malheureux des élections de novembre dernier Alassane Ouattara.

Ce vote intervient alors que les combattants rebelles d’Alassane Ouattara largement aidés par les forces onusiennes et la force française Licorne, mènent depuis le début de la semaine une vaste offensive sur les différents fronts. Plusieurs villes dont la capitale politique seraient passées sous leur contrôle. L’objectif serait de prendre Abidjan avant « l’échéance du 31 mars ».

Au troisième jour de l’offensive, une chasse aux sorcières est engagée dans les villes tombées sous le contrôle des factions rebelles aux dires de plusieurs témoins.

A Abengourou où ils ont fait leur entrée dans la soirée du mardi, les familles de gendarmes et autres membres des forces de défense et de sécurité (FDS) sont prises à partie. « Sous les indications des jeunes RHDP (coalition politico-armée soutenant Ouattara), les rebelles s’en prennent aux familles de gendarmes et aux membres de la majorité Présidentielle », rapporte un habitant joint au téléphone.

A Bouaflé et à Issia, les populations se sont réfugiées dans la brousse fuant les exactions des forces de Ouattara. Dans plusieurs villes (Issia, Gagnoa et Abengourou), les prisons civiles ont été ouvertes et les prisonniers armés.

Le Chef de l’Etat devait s’adresser à la Nation dans la soirée, selon la télévision d’Etat (RTI).

Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec 51,45%, la France tente d’imposer sans succès son adversaire Alassane Ouattara, un proche de Nicolas Sarkozy. Elle multiplie les résolutions, ultimatums et autres sanctions par l’entremise de l’Onu, de l’Union Européenne, préconisant une intervention armée qu’elle soutien au moyen de la Licorne, sa force militaire basée en Côte d’Ivoire.

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