Côte d’Ivoire : Plusieurs milliers de patriotes ivoiriens rassemblés devant la résidence du Chef de l’Etat et sur les 2 ponts

Posted on 2 avril 2011

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ABIDJAN – Plusieurs milliers de patriotes ivoiriens étaient rassemblés samedi en fin de soirée devant la résidence du Chef de l’Etat à Cocody, a constaté un journaliste de DirectScoop.

Les 2 grands ponts de la capitale étaient eux aussi occupées par « des milliers de jeunes patriotes » selon des journalistes étrangers. Selon le ministre de la défense, Alain Dogou, ces rassemblements sont prévus pour durer toute la nuit du samedi au dimanche.

Dans la mi-journée, un message appelant à une mobilisation des populations pour faire barrage à l’agression armée contre la Côte d’Ivoire par des forces étrangères (licorne et ONUCI) a été diffusé par la télévision nationale. « Il est demandé à tous les patriotes d’occuper les deux ponts. La Licorne et l’ONUCI sont en route pour occuper le Palais présidentiel », pouvait-t-on lire sur les écrans de télé des foyers ivoiriens.

Les 2 grands ponts de la capitale étaient eux aussi occupés par « des milliers de jeunes patriotes » selon des journalistes étrangers.

Les populations ont rejoint soit par voie maritime soit par la route les lieux de rassemblement en dépit de la situation sécuritaire qui demeurait encore précaire dans certains quartiers.

De nombreux étudiants avaient, le 27 février,  envabis la résidence du Président Laurent Gbagbo où ils avaient tenus un giga-meeting, pour constituer un « bouclier humain » afin faire échec à un projet d’attaque contre le Chef de l’Etat .

Nicolas Sarkozy, a estimé, vendredi, qu’ « il est urgent de mettre un terme définitif à la crise (ivoirienne) »  et Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères a pronostiquer que le Président « Gbagbo vit ses derniers jours de chef d`Etat ».  Leurs troupes sont particulièrement actives sur le terrain où elles participent aux combats aux côtés des rebelles.

La Côte d’Ivoire fait face depuis jeudi à Abidjan, à une agression extérieure menée par les forces onusiennes et françaises aidées de supplétifs africains de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest)  en appui à la rébellion pro-Ouattara.