Côte d’Ivoire: Des partis politiques français exigent le retrait « immédiat » des troupes françaises

Posted on 5 avril 2011

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PARIS – Le Parti Communiste Français, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière ont exigé mardi le retrait  « immédiat » de Côte d`Ivoire des  des troupes françaises, à travers une série de communiqués.

« La France choisit l`escalade, la politique de force et la guerre, en se masquant derrière une demande de l`ONU » a précisé le communiqué du PCF  » ajoutant que « Rarement les Nations unies, dont la Charte bannit explicitement le recours à la force, auront été à ce point instrumentalisées pour tenter de justifier, depuis le début de la crise, le refus systématique et consternant d`une issue politique négociée qui restait possible ».

Le NPA pour sa part a condamné une « aventure militaire néo-coloniale qui n’a rien à voir avec la défense des civils ivoiriens ».  Nathalie Arthaud (LO) demandé non seulement « l`arrêt immédiat de ces interventions » mais encore « le retrait des troupes françaises » précisant que « le gouvernement français s’érige en arbitre des affrontements politiques qu’il a lui-même suscités, dans le seul but de protéger les intérêts des Bolloré et autres grands capitalistes français pour qui la Côte d’Ivoire est une chasse gardée et une importante source de profits ».

Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d’Ivoire. Lundi le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué lundi que l’opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d’Ivoire », lors d’une conférence de presse devant la chaîne américaine RightNetwork ajoutant que  » les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » sont des « preuves supplémentaires » et   « que les États-Unis doivent changer leur position en Côte d’Ivoire ».

La vidéo du Sénateur américain a été rendu publique lundi avant que ne soit disponible  l’information relative aux tueries d’au moins 2307 civils par les bombardements des forces françaises et onusiennes à Abidjan.