Côte d’Ivoire : L’Angola considère Gbagbo comme « président élu »

Posted on 6 avril 2011

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LUANDA – L’Angola considère toujours Laurent Gbagbo comme le “président élu” de Côte d’Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères.

“(…)Nous pensons aussi que la Côte d’Ivoire devrait créer un gouvernement d’union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement”, a déclaré José-Maria Fernandes à la presse.

Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également critiqué les bombardements aériens des forces françaises et onusiennes. “L’Angola souhaite une sortie pacifique de cette crise sur la base du dialogue. L’Angola ne va pas entrer en Côte d’Ivoire comme l’ont fait les Français”, a-t-il dit.

“Nous pensons que se sont les Ivoiriens eux-mêmes qui doivent trouver une solution et les Français doivent cesser de se mettre entre les deux” camps, a-t-il ajouté.

Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie a exigé l’évaluation de la légitimité des bombardements effectués par les forces françaises et onusiennes en Côte d’Ivoire.

Le président de l’Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, a dénoncé mardi le recours à la force par l’Onu et la France. La ministre sud africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l`ONU,  avait déclaré le même jour lors d`un point de presse à Pretoria, l’opposition de son pays aux bombardements aériens des forces françaises et onusiennes sur la Côte d’Ivoire.

A Paris, le Parti Communiste , le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué ont mardi exigé le retrait   « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises.

La veille, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué que l’opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d’Ivoire », estimant que   « les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » constituent des « preuves supplémentaires » qui doivent emmener  les États-Unis à « changer leur position » dans la crise ivoirienne .

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