Les forces françaises et onusiennes occupent le port d’Abidjan

Posted on 9 avril 2011

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ABIDJAN – Les forces françaises et onusiennes ont occupé samedi le port d`Abidjan, au lendemain de la levée des sanctions de l’Union européenne, a dénoncé une source militaire ivoirienne. « La Licorne et l’Onuci se comportent comme des forces d’occupations alors que nous sommes dans un Etat souverain. Assurément, elle veulent réceptionner du matériel militaire », s’est indigné une source militaire  jointe au téléphone par Directscoop.

Un communiqué de la radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) stipulait que l’armée française a détruit au sol, samedi, les aéronefs des forces ivoiriennes de défense et de sécurité après avoir pilonné toute la nuit la résidence du président de la république.

Alors que la France n’est officiellement pas en guerre contre la Côte d’Ivoire, elle a multiplié ces derniers jours les attaques contre les bases militaires et des sites civils de ce pays en se fondant, selon elle, sur une résolution de l’Onu qui invite à prévenir l’usage des armes lourdes contre les civils. En prélude à ces attaques, l’ambassade de France en Côte d’Ivoire avait accusé, vendredi, l’armée ivoirienne d’avoir « attaqué, pour la deuxième fois en moins de 48 heures », la résidence de l’ex ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Marc Simon ; ce que le gouvernement ivoirien avait immédiatement démenti.

Une avalanche de protestations avait accueilli les premiers bombardements aériens, lundi, des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie avait exigé l’évaluation de la légitimité de ces bombardements tandis que l’Union africaine denonçait le recours à la force par l’Onu et la France. En France même, plusieurs partis politiques  exigeaient pour leur part, le retrait « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises. De nombreuses organisations de la société civile avaient organisé des manifestations de rue pour protester contre  ces « tonnes de bombes qui sont déversées sur les populations civiles » sans que cela ne modifie la posture française en Côte d’Ivoire.