Côte d’Ivoire : « On ne confie pas au bourreau de conduire une enquête sur sa victime.» (Conseiller du Président Gbagbo)

Posted on 15 avril 2011

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PARIS – Le Conseiller du Président ivoirien Laurent Gbagbo a dénoncé  « les exactions » commises sur les partisans du Président par les hommes de Ouattara dans un communiqué rendu public jeudi.

« A Abidjan, depuis le lundi 11 avril 2011, date de l’enlèvement du Président Gbagbo par les forces françaises, les troupes de Monsieur Ouattara pillent systématiquement les domiciles de tous les proches ou supposés proches du Chef de l’Etat », révèle-t-il.

Selon Alain Toussaint, « les forces rebelles de Monsieur Ouattara, qui opèrent sur la base
d’une liste de 700 personnes pro-Gbagbo (cadres de l’administration, enseignants, artistes, ouvriers, etc) à exécuter, se livrent à une véritable épuration ethnique visant les populations non ressortissantes du Nord du pays ».

Dans ces circonstances, « Monsieur Ouattara, qui porte la pleine et entière responsabilité des massacres commis à l’Ouest du pays, ne peut ni pacifier le pays ni réconcilier les Ivoiriens », estime-t-il.

Le Président Laurent Gbagbo a été capturé lundi par les forces françaises puis remis aux combattants d’Alassane Ouattara qui avait échoué à plusieurs reprises dans l’assaut de sa résidence de Cocody. Arrêté avec plusieurs de ses proches dont son épouse qui jouit encore de l’immunité parlementaire, ils ont été l’objet d’humiliations et autres traitements inhumains.

Le contentieux électoral né du scrutin du 28 novembre s’est transformé en une guerre avec l’ingérence armée de la France et de l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui soutiennent Alassane Ouattara.

Le Président Laurent Gbagbo, a été reconnu et investi Président par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs  en Côte d’Ivoire alors qu’Alassane Ouattara, se fonde lui sur une certification « controversée et précipitée » du représentant de l’ONU à Abidjan.