Côte d’Ivoire/Massacres de populations à Yopougon: Un chef de guerre de Ouattara indexé par HRW

Posted on 3 juin 2011

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 ABIDJAN – Dans son rapport produit jeudi, suite à une enquête diligentée du  13 au 25 mai sur les massacres postélectoraux en Côte d’Ivoire, Human Right Watch indique que Chérif Ousmane, l’un des chefs de guerre de Ouattara a pris une part active aux massacres des civiles à Yopougon.

« Au moins 149 personnes, supposées être des partisans du président Laurent Gbagbo par les combattants d’Alassane Ouattara, ont été tuées depuis l’installation au pouvoir de Ouattara », révèle le rapport de Hrw. « 54 exécutions extrajudiciaires » ont également été constatées dans la commune de Yopougon auxquelles Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly auraient pris une part active selon des témoins. « Un combattant de Ouattara a décrit l’exécution de 29 détenus au début de mai à l’extérieur de l’immeuble Gesco. Le soldat a déclaré que Chérif Ousmane a donné l’ordre d’exécution. D’autres témoins interrogés par HRW ont déclaré avoir vu Chérif Ousmane dans un véhicule qui s’est débarrassé du corps torturé et exécuté d’un chef de milice notoire à Koweit, à Yopougon vers le 5 mai », indique ce rapport.

Pour Corinne Dufka, chercheuse à HRW c’est maintenant plus que jamais le moment de faire la lumière sur toutes les exactions et autres crimes. Elle ajoute aussi que aussi les horribles exactions contre les groupes pro-Gbagbo  doivent cesser immédiatement.

A Yopougon, considéré comme un bastion du Président Gbagbo, des familles entières ont été exterminées. Selon le quotidien ivoirien « L’Inter », l’on assiste à une « chasse aux sorcières » des sympathisants du Président déchu par la coalition Licorne-ONUCI-combattants pro-Ouattara.

Une vague de violences dirigées principalement contre ses proches s’était abattue suite à la capture le 11 avril du Président ivoirien investi selon les lois constitutionnelles du pays. Des centaines de personnes avaient été arrêtés « arbitrairement » puis déportées dans des camps au nord du pays.

Plusieurs centaines d’autres sont portées disparues. De nombreux témoignages rapportent des massacres et exécutions sur indication. A l’ouest, toutes les organisations internationales présentes sur le terrain s’accordent sur l’existence « de massacres d’envergure dirigés contre les ressortissants Guéré proches  de Laurent Gbagbo et commises par les forces d’Alassane Ouattara»