Burkina Faso: Blaise Compaoré met les militaires mutins aux arrêts

Posted on 6 juin 2011

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OUAGADOUGOU – Quatre-vingt treize militaires ont été arrêtés lundi dans la capitale économique du Burkina Faso, Bobo Dioulasso (sud-ouest), a-t-on appris lundi de source militaire.
Un détachement de la garde présidentielle, appuyé par des parachutistes commandos et des gendarmes, avait maté vendredi la mutinerie à Bobo Dioulasso, livrée depuis mardi soir aux tirs en l’air et reclamant un bon tratement salarial.
Six militaires ont été tués lors de l’opération et une jeune fille de 14 ans est morte d’une balle perdue, selon le gouvernement.
C’est la première fois, depuis le début de la grogne des militaires en mars, que le Blaise Compaoré emploie la manière forte pour mater l’une des protestations des militaires, généralement motivées par des revendications financières.
Le Burkina Faso est en proie depuis le mois de février à une crise sociale généralisée. Amorcée par les élèves et étudiants suite au décès dans des conditions non encore élucidées de l’élève Justin Zongo, elle a fini par gagner toutes les autres couches jusqu’aux militaires de la garde prétorienne.
Cette crise avait conduit fin avril à la nomination d’un nouveau gouvernement dans lequel le porte-feuille revenait au Président Compaoré et dirigé par Luc-Adolphe Tiao en remplacement de Tertius Zongo.
Arrivée au pouvoir suite à un coup d’état sanglant qui emportera le père de la révolution en 1987, Thomas Sankara, Blaise Compaoré s’est fait réélire, dans un contexte électoral controversé, pour la 4ème fois. L’opposition exige son départ.